Comment Chiboub utilisait son influence dans le secteur pétrolier

Depuis que la campagne « Winou El Pétrole », Mohamed Akrout, PDG de l’Entreprise Tunisienne des Activités Pétrolière multiplie les apparitions médiatiques pour faire face aux propos selon lesquels la corruption ferais des ravages dans le secteur pétrolier tunisien.
Le fait que plusieurs enquêtes judiciaires ont été ouvertes suite à la publication des rapports de la commission d’investigation présidée par Feu Abdelfateh Amor, par la Cour des Comptes et par les corps de contrôle publics relevant de la Présidence du Gouvernement, du ministère des finances et du ministère du domaine de l’Etat n’est apparemment pas suffisant pour convaincre certains politiciens de l’existence de la corruption dans le secteur pétrolier et de les pousser à démanteler le système de corruption.

Voici un email échangé entre les directeurs de la société Voyageur Oil & Gas Corporation dont le président était Slim Chiboub, le gendre de Ben Ali.
Elle montre comment Slim Chiboub a user de « la confiance des autorités locales en lui » pour obtenir un renouvellement du permis de recherche Borj El Khadra Sud dans un temps record (une semaine).

VOG/CHIBOUB

Le jour même du dépôt de la demande par Slim Chiboub en personne, le Comité Consultatif des Hydrocarbures s’est réunit et a donné son aval pour le renouvellement du permis. Voici une lettre signée par Mohamed Akrout, qui était directeur général de l’énergie, qui a été envoyée à la société pétrolière pour l’informer de la décision du CCH.

tunisie

Ce document est entre les mains de la justice.

Et voici un rappel de l’article 83 du Code Pénal :

Toute personne ayant la qualité de fonctionnaire public ou assimilé conformément aux dispositions de la présente loi, qui aura agréé, sans droit, directement ou indirectement, soit pour lui-même, soit pour autrui, des dons, promesses, présents ou avantages de quelque nature que ce soit pour accomplir un acte lié à sa fonction, même juste, mais non sujet à contrepartie ou pour faciliter l’accomplissement d’un acte en rapport avec les attributions de sa fonction, ou pour s’abstenir d’accomplir un acte de sa fonction, auquel il est tenu, est puni de dix ans d’emprisonnement et d’une amende double de la valeur des présents reçus ou des promesses agréées, sans qu’elle puisse être inférieure à dix mille dinars.
Le tribunal prononce à l’encontre du condamné, par le même jugement, l’interdiction d’exercer les fonctions publiques, de gérer les services publics et de les représenter.

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